dimanche 21 mai 2017

LA PLEINE CONSCIENCE OU UNE REPONSE A LA DOULEUR

Matthieu – Robert SAUVE a rapporté que l’université de MONTREAL a tenu un forum le 9 mai 2017 pour présenter les travaux d’un étudiant en psychologie sur l’impact de la pleine conscience en cas de douleur. Voici, ci-dessous, ce qui a été mis en avant:
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La pratique de la méditation de pleine conscience permet-elle
d’augmenter la capacité à se concentrer en présence de la douleur? L’étudiant en psychologie Louis-Nascan GILL a voulu le savoir: il a provoqué de la douleur chez 45 sujets de recherche et a observé leurs réactions. Le tiers avait suivi des formations visant l’amélioration des capacités d’autorégulation psychologique de l’attention par des exercices de méditation de pleine conscience, tandis qu’un autre tiers s’était plutôt fait expliquer en quoi consiste cette approche et comment l’appliquer dans la vie de tous les jours. Le groupe témoin, lui, n’avait eu accès à aucun entraînement ou enseignement.
«Nos résultats montrent que la pleine conscience permet de diminuer l’interférence que la douleur cause dans le fonctionnement de l’attention. Mais le plus surprenant, c’est que cette amélioration a été constatée chez les participants qui avaient suivi l’entraînement conceptuel; leur capacité à réaliser une tâche difficile en présence de la douleur était meilleure que celle du groupe témoin et que celle du groupe qui méditait», indique le jeune homme, qui rédige actuellement son mémoire de maîtrise sur le sujet à l’Université de Montréal.
Bien entendu, on ne peut pas tirer de conclusions définitives à partir d’une seule expérience, mais ce qui est certain, c’est que les explications sur la pleine conscience peuvent apporter des changements positifs qui transcendent l’exécution d’exercices de méditation. Si l’on veut optimiser les effets de la méditation, j’aurais tendance à suggérer de bien expliquer aux gens ce qu’est la pleine conscience et à contextualiser les exercices.»
Inspirée de la tradition bouddhiste, la pleine conscience connaît un véritable engouement international depuis que le médecin américain Jon KABAT-ZINN a écrit des livres sur le sujet après avoir ouvert un centre non médical de réduction du stress, de la douleur et de la maladie. Il s’agit essentiellement d’une technique de relaxation et de méditation amenant le sujet à se concentrer sur l’instant présent“.

Formé et qualifié par l’équipe du centre de la pleine conscience de la clinique de réduction du stress (CFM-UMASS), je mettrai en œuvre en qualité d’instructeur agréé MBSR le programme de réduction du stress des 8 semaines (8 séances de 2h30 + 1 journée en silence) selon le protocole de Jon KABAT-ZINN en Aquitaine et plus particulièrement en Gironde à :
BORDEAUX les samedis (14h30 à 17h00) du 7 octobre au 2 décembre 2017
ARCACHON les jeudis (19h à 21h30) du 5 octobre au 30 novembre 2017
Renseignements/inscription sur http://www.yvan-wemaere.com/ ou sur ce blog


mercredi 22 mars 2017

ET SI CA VENAIT DU LAIT DE VACHE?

Dans un précèdent article, j’ai abordé le gluten dans les facteurs d’intolérance voire d’allergies au niveau digestif. Aujourd’hui, c’est le lait de vache dont il sera question  avec la protéine du lait (caséine) et le lactose (sucre du lait).
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Selon Le Dr Nicolas Le BERRE, auteur d’un très intéressant livre intitulé“ le lait, cette sacrée vacherie“, ses patients qui avaient accepté une suppression de produits lactés de vache ont manifesté des évolutions très significatives dans les sphères suivantes :  
-digestive (difficultés digestives, douleurs abdominales de l’enfant, troubles du transit intestinal, hémorroïdes, maux de tête en tous genre…)
-gynécologique (pertes blanches, certaines dysménorrhées, pathologie kystique ovarienne et mammaire, mastodynies…)
-dermatologique (eczéma atopique, acnée, cas mal définis de boutons, corps et callosités cornées de pied…)
-rhumatologique (arthrose, souplesse corporelle, tendinites, périarthrites…)
-sommeil
-cardiovasculaire
-O.R.L et pulmonaire (écoulement des muqueuses, rhinopharyngites de l’enfance, sinusites chroniques, bronchorrhées (crachats), raclements pharyngés…)
-maladies allergiques aux protéines de lait de vache (eczéma, urticaire, oedème des lèvres et du visage/ rhinites allergiques, toux chroniques, bronchites asthmatiques, otites à répétition/ vomissements, douleurs abdominales ou coliques, troubles du transit intestinal. manifestations neurologiques, céphalées et même troubles du sommeil..).
-troubles psychosomatiques variés (désordres neurovégétatifs - allant des picotements des extrémités aux pseudo-pertes de connaissance - accompagnés de fatigue, de troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété ou tendance dépressive), rentrant ou non dans le cadre de manifestations spasmophiliques.
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Pour Marion KAPLAN, bio-nutritionniste et élève du Dr KOUSMINE, auteur du livre “Alimentation sans gluten et sans laitages“ le lait est un important facteur de croissance : il fait grandir un veau de 50kg et le conduit à un poids de 300 à 600 kg en 6 mois environ !. Cela explique qu’il soit contre-indiqué dans toutes les atteintes tumorales : que ce soit le cancer du sein, des ovaires, du côlon ou de la prostate, mais aussi dans toutes les leucémies…Le Japon et la Crète sont les deux pays au monde où l’on vit le plus vieux et ou la mortalité cardiovasculaire est la plus faible. Or en Crète, on ne consomme que du lait de brebis depuis 5000 ans et au japon, on ne mange aucun produit laitier depuis 7000 ans. Dans ce dernier pays, les femmes ne connaissaient ni le cancer du sein ni l’ostéoporose ni les bouffées de chaleur après la ménopause (il semble cependant qu’avec l’évolution de l’alimentation –“à l’occidentale“- cela ne soit plus le cas aujourd’hui).

Marion KAPLAN recommande de compenser l’absence de laitages animaux par l’apport raisonnable de noix, de noisettes, de sésame ; des amandes, des légumineuses (lentilles, petits-pois, pois chiches, haricots en grain), de l’eau…ainsi que des laits végétaux (noisettes, amandes, riz, avoine et châtaignes).


Sachant par ailleurs que le lait de vache est fondamentalement adapté pour le veau et que les conditions de production du lait non biologique peuvent mettre en évidence, consécutivement aux traitements du cheptel, de possibles traces d’hormones de croissance, d’antibiotiques et de pesticides dans certains pâturages…il est préférable d’opter pour des laitages et leurs dérivés (yaourts, fromages…) de brebis ou de chèvre voire  d’oléagineux, de légumineuses, de laits végétaux et d’eaux avec présence de calcium.

mardi 7 février 2017

ET SI CA VENAIT DU GLUTEN ?

Dans les facteurs d’intolérance au niveau digestif, il y a notamment la protéine du blé avec le gluten. Le gluten, selon Philippe BARAQUE, chercheur et universitaire, est un constituant de farines de céréales panifiables comme le blé, l’avoine, l’orge et le seigle. Quand on parle d’intolérance au gluten, il s’agit d’une hypersensibilité de l’organisme à certaines protéines céréalières le plus souvent mutées et cuites comme le pain, les pâtes, les gâteaux, etc. Grâce à leurs structures spiralées et élastiques, ces protéines apportent aux produits de boulangerie du moelleux et une excellente cuisson. C’est pour cela que la teneur en gluten des variétés céréalières est en perpétuelle augmentation depuis des décennies.
 
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Pour Marion KAPLAN, bio-nutritionniste et élève du Dr KOUSMINE, le gluten ou gliadine veut dire colle. On parle d’intolérance quand la sensibilité est retardée (à contrario de l’allergie dont la réaction est immédiate). La réaction peut se manifester dans les 3 jours : ballonnements, colite, gaz, fatigue, insomnie, migraines, etc. Selon Marion Kaplan, la maladie coeliaque est la forme la plus grave de l’intolérance au gluten car elle génère des affections irréversibles : comme ostéoporose, diabète, thyroïdite, cirrhose du foie, cancer digestif.
Toujours, selon Marion Kaplan, le gluten contient beaucoup d’acides aminés qui ont la propriété de gêner le fonctionnement des enzymes digestives
Par dégradation incomplète, le gluten peut fournir de nombreux péptides (petites protéines) qui passent dans la circulation sanguine, du fait d’une trop grande perméabilité de l’intestin. Par la suite, ces peptides atteignent les récepteurs du cerveau sous forme d’opioïdes et peuvent générer des maladies psychiatriques graves : autisme, schizophrénie, hyperactivité, dépression, sensation d’être dans le brouillard, dans le coton, indifférence.

Pour Philippe BARAQUE la manifestation de l’intolérance au gluten se manifeste :

ü  Chez le nourrisson et le jeune enfant : par des selles molles et fréquentes, des diarrhées, des pertes d’appétit, une chute de la courbe de poids, voire un état dénutrition et de déshydratation si le diagnostic n’est pas posé rapidement.

ü  Chez l’adolescent et l’adulte : la malabsorption entraîne une fatigue chronique provoquée par des carences vitaminiques, des troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, digestion difficile, diarrhées, selles molles, reflux gastro-oesophagien), des problèmes articulaires (arthrose), des fractures (ostéoporose), des troubles neurologiques (maux de tête, dépression), dermatologiques (alopécie, dermatite herpétiforme), stomatologiques (stomatite aphteuse), des cancers.

5 règles sont à appliquer pour Philippe BARAQUE pour un régime sans gluten :
1.    Supprimer le pain (on trouve malgré tout dans certaines boulangeries bio et boutiques bio du pain sans gluten)
2.    Eliminer tous les aliments contenant du gluten
3.    Lire systématiquement les étiquettes des produits
4.    Réserver une armoire de la cuisine aux produits de base sans gluten
5.    Cuisiner « maison » et manger bio (sans gluten)

Sources : « Alimentation sans gluten ni laitages, sauvez votre santé » de Marion KAPLAN (Jouvence éditions) et «  Et si c’était le Gluten ? » de Philippe 

jeudi 29 décembre 2016

LES BIENFAITS DE LA MEDITATION

La méditation permet d’atténuer le flot des pensées et de provoquer un changement psychologique en soi. Dans la vie courante, le mental est toujours en activité, occupé par un vagabondage des pensées. Il est alors très difficile de trouver les instants de présence que nous recherchons tous de diverses manières.
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Emile LOZEVIS, professeur de yoga et de méditation, dans un article publié dans la revue Biocontact n°274 met en avant la pratique du yoga et de la méditation comme réponses à la gestion des émotions. Il met particulièrement en avant l’action thérapeutique de la méditation sur la psychologie.

Extraits choisis : “Le Pr Jon KABAT-ZINN a mentionné à plusieurs reprises dans son livre « au cœur de la tourmente, la pleine conscience » les effets préventifs et thérapeutiques de la méditation sur diverses maladies (hypertension, cancers, maladies coronariennes et surtout dépression) constatés dans les cliniques de réduction du stress aux USA.

La méditation procure en effet une grande force face aux événements difficiles, qui alors ne perturbent plus notre part émotionnelle. Selon la tradition hindoue, cela pourrait correspondre aussi à la stimulation du chakra coronal, appelé sahasara. Les émotions (stress, angoisse, peurs, chocs émotionnels…) prennent source dans le plexus solaire, qui est également en lien, dans la tradition hindoue, avec le chakra manipura. Par ailleurs, la glande située dans le lobe temporal du cerveau, l’amygdale, permet de mémoriser le souvenir de l’émotion venant du plexus. Elle joue un rôle clef dans la gestion des émotions et surtout de la peur. La méditation agit sur l’amygdale et permet de rester dans une attitude stable et non perturbée. Selon une étude menée par des chercheurs de l’hôpital du Massachusetts à Boston (USA), elle modifie de façon durable le fonctionnement du cerveau….En somme, la méditation présente des atouts considérables pour augmenter nos potentialités psychologiques, surtout l’attention. De nombreux thérapeutes ont observé son efficacité sur les émotions, la réduction du stress et de la dépression ; et selon le moine bouddhiste tibétain, Matthieu RICARD, elle développe la compassion. “

Formé par l’équipe du centre de la pleine conscience de la clinique de réduction du stress à Worcester (USA), je mettrai en œuvre en qualité d’enseignant agréé MBSR  le programme des 8 semaines (8 séances de 2h30 + 1 journée en silence) selon le protocole de Jon KABAT-ZINN en Aquitaine dans le département de la Gironde et tout particulièrement à Bordeaux et à Arcachon au printemps et à l’automne 2017.


Renseignements, dates des sessions et inscription sur : http://www.yvan-wemaere.com/

mercredi 23 novembre 2016

CERVEAU – INTESTIN - MICROBIOTE

Rob KNIGHT est professeur titulaire en pédiatrie, en informatique et sciences de l’ingénierie. Il est aussi directeur du programme de recherche sur le microbiome, Microbiome Initiative à l’université de Californie (San Diego) et cofondateur des projets American Gut et The Earth Microbiome Project. Il a rédigé un ouvrage «  Les grands pouvoirs des bactéries » avec Brendan BUHLER édité chez Marabout.
Photo: Hobbitfoot-Fotolia.com 
Une partie du livre est consacré à l’axe cerveau - intestin ou comment les microbes ont un impact sur l’humeur, l’esprit et bien d’autres choses encore.
Photo: Fotoliaxrender
Extraits choisis :“Même si cela vous semble complétement fou, de plus en plus d’études tendent à prouver que l’ensemble des microbes qui nous habitent contribuent à faire que nous devenions tel homme ou telle femme physiquement, moralement et intellectuellement…Les microbes qui vivent dans nos intestins n’interviennent pas simplement dans la digestion des aliments, l’absorption des médicaments ou encore la sécrétion de certaines hormones. Ils interagissent aussi avec notre système immunitaire et ont, de ce fait, une influence sur notre cerveau. L’ensemble de ces interactions est appelé « axe cerveau-intestin-microbiote ».

Découvrir ce qui se cache derrière cet axe pourrait nous permettre de comprendre également les causes et les évolutions des troubles psychiatriques et les dysfonctionnements du système nerveux.
Par exemple, on sait aujourd’hui qu’une réaction inflammatoire est impliquée dans la dépression…Très récemment, des chercheurs ont établi une relation entre le microbiote et la dépression chez les humains. En effet, ils ont découvert que les bactéries du genre Oscillibacter produisent une substance chimique qui agit comme un tranquillisant naturel, imitant le neurotransmetteur le GABA, réduisant l’activité nerveuse dans le cerveau et pouvant favoriser les risques de dépression.

On sait depuis longtemps que certains microbes présents  dans la terre comme Mycobacterium vaccae ont un impact sur le système immunitaire. Pour certains chercheurs, ces bactéries pourraient être utilisées comme des vaccins pour lutter contre le stress et la dépression. Pour Graham ROOK, de l’université de Londres, ne plus être en contact avec « nos vieux amis » - ces microbes qui vivent dans la terre et auxquels les hommes ont toujours été exposés, jusqu’à ce que nous nous en protégions en vivant dans des milieux aseptisés - pourrait expliquer l’augmentation constante du nombre de maladies liées à une inflammation comme le diabète, l’arthrite, voire la dépression….
Les bestioles microscopiques qui vivent dans nos intestins peuvent également avoir un impact sur la manière dont nous agissons et pensons….

Nous avons tous, un jour ou l’autre, remarqué que notre alimentation a un impact sur notre humeur. Dans la mesure où ce que nous mangeons modifie le microbiote, on est en droit de penser que certains des effets bénéfiques sont dus aux espèces microbiennes qui vivent dans nos intestins.

La pratique du Chi Nei Tsang (énergétique chinoise taoïste du ventre) peut constituer une réponse à des dysfonctionnements du ventre. Formé et certifié par Gilles Marin, je donne des séances en Aquitaine, plus particulièrement en Gironde à Bordeaux et à Gujan-Mestras. Consultez également http://www.yvan-wemaere.com/


dimanche 23 octobre 2016

ET SI ON METTAIT LE SYSTEME DIGESTIF AU REPOS ?

"Le Sage est celui qui a le côlon propre" disait Bouddha !
Dès l’antiquité, Hippocrate, Platon, Socrate, Pythagore recommandaient une mise au repos du système digestif pour la santé, le mieux-être.
Photo: Fotolia
Cependant, l’alimentation reste un sujet sensible ! Nous sommes soumis de manière inconsciente à des comportements dont les causes trouvent souvent leurs racines dans les conditionnements de l’enfance, l’instabilité émotionnelle, le stress, le pouvoir du marketing de l’industrie agro-alimentaire…
Ces comportements peuvent se traduire parfois par :
-Une suralimentation
-Un grignotage entre les repas
-Une priorité pour le gras, le sucré et le salé dont l’agro-alimentaire use et abuse pour stimuler et accroître notre consommation à notre insu en créant une forme d’addiction!

Notre système digestif, véritable usine à gaz au sens propre et figuré, souffre, s’encrasse, s’intoxique (qui plus est avec les additifs ajoutés par l’agro-alimentaire : colorants, conservateurs, exhausteurs de goût… sans oublier les traces de pesticides et d’insecticides que l’on retrouve au niveau des récoltes et de leurs conservations).
Ainsi, tous ces comportements alimentaires en excès nuisent à notre état de santé et font progressivement le lit de différentes pathologies.

Alors que faire ?
Plusieurs options s’offrent à nous. Manger plus sainement (productions naturelles ou bio), plus varié, plus équilibré, marcher régulièrement et mettre de temps en temps le système digestif au repos avec un jeûne de courte durée ou une monodiète.
Le Biocontact n° 270 consacre un dossier sur ce sujet. On peut notamment y relever :
En faisant une pause alimentaire de quelques jours et en « ouvrant les émonctoires (organes qui travaillent à l’élimination – foie, reins, intestins, peau, poumon)» nous pouvons faire rimer jeûne avec détox. C’est en effet la voie royale pour permettre au corps de faire son œuvre dans le domaine de l’élimination. Lorsque le tube digestif est au repos, le foie entreprend un nettoyage en profondeur. Cela permet à nos cellules de libérer les déchets accumulés au cours du temps et qu’elles ne parviennent plus à éliminer…Cette mise au repos du tube digestif permettra également à la flore intestinale de se normaliser. Le système immunitaire devient alors plus efficace, d’autant plus que l’absence d’antigènes véhiculés par notre alimentation lui permet de souffler.(Les antigènes sont des molécules reconnues comme étrangères à un organisme et peuvent être présents lors d’une contamination).

Le jeûne, par définition, est une période où on ne mange pas d’aliments solides, en se contentant d’apports liquides… La monodiète de courte durée consiste à se nourrir à satiété et d’un seul « aliment santé » ou d’une seule famille d’aliments.(en automne, une monodiète de raisins ou de pommes cuites sans sucre ajouté).Un jeûne ou une monodiète de 1 jour, de temps à autre, favorise le repos des émonctoires et une détoxination. Pour une expérience réussie, les personnes intéressées auront intérêt à se documenter sur la manière dont il faut se préparer afin de réduire les apports alimentaire pour l’entrée et la sortie du jeûne ou de la monodiète

dimanche 25 septembre 2016

LE VENTRE, CLE DE NOTRE SANTE ?

Depuis quelques années, plusieurs revues et magazines ont mis en avant des témoignages de scientifiques sur les corrélations entre les dysfonctionnements du ventre et les pathologies, les comportements et les émotions. La très sérieuse revue « Sciences et Avenir » vient de publier (septembre 2016 - n° 835) à son tour un dossier de 8 pages, signé Elena SENDER et Marc GOZLAN, sur le thème « Ventre, clé de notre santé ».
Foto: Fotolia-Kalim
Extraits choisis : “ l’intestin…possède un système nerveux qui lui est propre et sa paroi cellulaire est colonisée par 40000 milliards de bactéries de 1000 espèces différentes qui forme son précieux microbiote, autrefois appelé « flore intestinale », aux multiples fonctions. Ce “petit cerveau“ communique en permanence avec “le grand“ qui est dans notre tête grâce à une autoroute à plusieurs voies poursuit en souriant Emeran MAYER, gastro-entérologue, directeur du Centre de neurobiologie du stress à l’université de Californie à Los-Angeles. Tant et si bien qu’émerge une nouvelle et prometteuse piste thérapeutique : soigner le microbiote pour soulager le cerveau.

A l’Institut MICALIS de l’INRA, les chercheurs ont démontré que des souris dépourvues de microbiote intestinal (axénique) présentent des troubles de mémorisation et de comportement. Des perturbations qui régressent quand on leur implante un microbiote !

Dans ce dossier, on évoque des corrélations entre des maladies (dépression, autisme, parkinson, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladies inflammatoires et possiblement la sclérose en plaques) et certaines espèces bactériennes.

« Quelques études identifient une différence d’espèces bactériennes entre patients dépressifs et ceux qui ne le sont pas…L’idée que l’on pourrait atténuer l’anxiété, le stress, voire la dépression en modifiant le microbiote fait son chemin. »

« Si le microbiote intestinal joue vraiment un rôle causal dans les symptômes autistiques, alors sa manipulation peut potentiellement être exploitée pour améliorer les symptômes ou les troubles associés, dont les symptômes gastro-intestinaux (université de l’Arkansas – USA / 2014) ».

« La gravité des symptômes parkinsoniens serait également corrélée à la concentration de certaines bactéries intestinales, les entérobactéries (département de neurologie de l’hôpital universitaire d’Helsinki - Finlande). »

« Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique…Pour l’homme, les chercheurs ont observé chez les malades une importante instabilité de la flore bactérienne digestive et la présence de germes inhabituels ».

« Des études, encore peu nombreuses, révèlent l’existence de perturbations notables du microbiote intestinal au cours de trois maladies inflammatoires, la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite ankylosante. Ces pertubations présentent des similitudes avec celles observées au cours des maladies inflammatoires de l’intestin »

« En Irlande (université de Cork), l’équipe de John CRYAN a découvert que le microbiote était nécessaire à la souris pour réguler les gênes de la myélinisation (maturation des fibres nerveuses) du cortex pre-frontal, région clé du cerveau  pour les fonctions cognitives supérieures. Il est probable que des signaux envoyés par l’intestin au cerveau freinent le processus de myélinisation, affirme t’il. Le microbiote est donc une cible thérapeutique potentielle pour les troubles psychiatriques impliquant ce fonctionnement…Un espoir pour la sclérose en plaques où les défenses immunitaires s’en prennent aux cellules chargées de la myélinisation du cerveau ».

« Sylvie RABOT, microbiologiste à l’Institut MICALIS de l’INRA conclut « Les recherches sur les nombreuse implications du microbiote sur la santé ne font que commencer. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Mais une chose est déjà sûre : prendre soin de son microbiote ne peut être que bénéfique pour la santé en général et du cerveau en particulier ».

« Pour prendre soin de son microbiote, le Dr Emeran MAYER recommande de :
-       Réduire les graisses animales
-       Augmenter les fibres
-       Eviter les additifs
-       Privilégier les aliments lacto-fermentés et les probiotiques naturels
-       Manger détendu
-       Jeûner
-       Faire de l’exercice
-       Etre vigilant pendant et après la grossesse »

Passionné par ce sujet et praticien formé et certifié en Chi Nei Tsang (énergétique chinoise du ventre d’origine taoïste) par Gilles MARIN, je donne des séances en Aquitaine plus particulièrement en Gironde à Bordeaux et Gujan-Mestras. J’anime également régulièrement des conférences à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon sur « le ventre, second cerveau, siège de nos émotions et le Chi Nei Tsang ».

Renseignements sur le Chi Nei Tsang et les conférences sur :